Be You, The Real You · · 10 min de lecture

Ce que font les meilleurs pour progresser

Ce que font les meilleurs pour progresser

Tu le sais mais tu ne l’actives pas

Tu veux passer un cap dans ton business ? Tu veux savoir ce que font les meilleures ? Alors regarde enfin ce que tu évites.

Tu n’as probablement pas monté ton projet juste pour exécuter des todo.

Tu l’as monté pour incarner une version de toi que tu respectes, que tu veux voir évoluer. Une version plus claire. Plus forte. Plus alignée.
Et cette version là, elle ne se construit pas juste avec de la volonté. Ni avec des formations, ni même avec de la motivation.

Elle se construit avec de la lucidité. Avec la capacité de te voir vraiment. Pas tel que tu espères être. Mais tel que tu es, ici, maintenant en train de faire, dire, choisir.

Et cette lucidité, tu ne peux pas l’acheter. Tu dois la pratiquer. C'est exactement là que le feedback et l’auto feedback deviennent des leviers puissants.

Je ne vais pas te flatter. Je ne vais pas juste t’encourager Je vais t’inviter à te regarder en face. Pas pour te juger, mais pour t’élever. Parce que tu as besoin de te comprendre. De comprendre ce qui te limite, là, maintenant. Et tu ne peux pas le voir seul. Tu peux le deviner, mais pas le sentir à fond

Le feedback, c’est ce miroir brut , parfois inconfortable , mais qui te libère quand tu l’utilises bien. 

Voici le plan :

Ce que tu ne sais (peut-être) pas encore sur le feedback
Pourquoi c’est difficile de recevoir un feedback ?
Installation du système avec F.E.E.D.B.A.C.K?

Ce que tu ne sais (peut-être) pas encore sur le feedback


Tu sais déjà ce que c’est, le feedback. Ce que t’as peut-être pas encore exploré à fond, c’est ce que le feedback révèle sur toi, pas juste sur ce que tu fais.

1. Le feedback, c’est un révélateur de perception, pas de vérité

Quand une personne (ta famille, un proche, ou peut être juste une connaissance, une personne dans ton domaine, ou pas)  te donne un feedback, elle ne te donne pas la réalité. Elle te donne sa lecture. C’est un miroir, oui mais déformé par ses propres lunettes.

Et toi, t’as les tiennes. Alors l’enjeu, c’est pas de "croire" ou "rejeter" ce qu’on te dit. C’est de comprendre ce que ça reflète, chez toi et chez l’autre.

2. Ta réaction au feedback est souvent plus intéressante que le feedback lui-même

Tu veux savoir où tu en es dans ton développement ? Regarde comment tu réagis quand on te dit ce que tu n’as pas envie d’entendre.

C’est là que tu peux progresser. Pas sur la surface du feedback. Sur ta capacité à rester ouvert, sans pour autant te défendre intérieurement.

3. Le feedback est neutre, mais ton ego le colore

Un retour peut être neutre, factuel, bienveillant. Mais si, en toi, il y a un besoin d’être validé, ou une peur de ne pas être "à la hauteur", le feedback va activer ces zones sensibles. Tu vas réagir non pas au fond, mais à ce que ça touche en toi.

4. Ce que tu n’entends pas est souvent ce que tu dois entendre

Il y a toujours un angle mort. Un aspect de ton attitude, de ton message, de ton business, que tu crois clair ou aligné, mais qui ne passe pas comme tu le crois. Et personne ne te le dit ou tu ne l'entends pas parce que ça vient heurter une image que tu as de toi. Ce sont ces retours là, que tu as tendance à éviter, qui contiennent l’or.

5. Le feedback n’est pas une fin. C’est un départ.

Beaucoup le prennent comme un "verdict". Mais le feedback ne dit pas "voilà ce que tu es". Il dit :

"Voilà ce que ça produit, dans ce contexte, avec cette personne, à ce moment." Et ça… ça se travaille. Ça s’ajuste. Ça se modèle. Si tu t’en saisis.

Le feedback, quand tu le maîtrises vraiment, c’est pas juste un retour sur tes actions. C'est un outil d’expansion personnelle, intérieure, stratégique.


Tu veux dépasser tes limites ? Il faut apprendre à écouter là où ça pique. Pas pour te faire mal. Mais parce que c’est là que ton prochain palier commence

Pourquoi c’est difficile de recevoir un feedback (même constructif) ?

Encore une fois, t’as déjà sans doute une partie de la réponse. Tu sais que l’ego est impliqué. Tu sais que c’est parfois inconfortable. Mais allons plus profondément que ça. Parce que si c'était juste une question d'inconfort, on le ferait tous, tous les jours. Or, ce n’est pas le cas.

1. Ton système nerveux le vit comme une menace

Le feedback active souvent une micro réaction de défense ou de protection. Même si tu fais mine d’écouter calmement, à l’intérieur, ça se tend. Et ce n’est pas une faiblesse. C’est biologique.

Mais tant que tu ne le reconnais pas, tu restes bloqué dans une posture de fermeture. Pas parce que tu ne veux pas progresser… mais parce que ton corps ne s’en sent pas en sécurité.

2. Tu confonds ton action avec ton identité

Quand on te donne un feedback, c’est souvent sur ce que tu as fait, pas sur ce que tu es. Mais si tu es très investi dans ce que tu fais (et c’est probablement le cas)  alors ton ego est fusionné avec ton travail.

Résultat ? Tu entends :
"Ce projet ne fonctionne pas." Mais tu traduis : "Je ne suis pas assez bon."

Et tant que cette confusion n’est pas clarifiée, tu vas te protéger au lieu d’écouter.

3. Tu veux comprendre , au lieu de ressentir

Parfois, face à un feedback, tu vas essayer de l’analyser, de le décortiquer, de le "comprendre rationnellement". Mais tu vas éviter ce qu’il te fait ressentir. Et pourtant, c’est l’émotion qu’il déclenche qui contient la clé.

Ce que ça active en toi : gêne, frustration, agacement, déception ; c’est ça que tu dois explorer. Pas juste les mots. Le feedback est un outil d’observation de toi, pas juste d’évaluation de ton action.

Et pourquoi l'auto feedback est tout aussi difficile ?

1. Tu ne t’es jamais entraîné à t’observer sans te juger

On t’a appris à te corriger. Pas à t’écouter. À t’auto-critiquer. Pas à t’auto-observer. Du coup, dès que tu regardes tes actions ou tes résultats, tu le fais avec le filtre du jugement :

Tu es ton propre censeur, pas ton propre coach. Mais tant qu’une part de toi tu t’auto condamnes, tu n’apprends pas grand chose. Tu vas te faire culpabiliser. Et tu restes au même niveau.

2. Tu fuis l’inconfort de voir tes contradictions

Faire un vrai auto feedback, c’est regarder là où tu sais que tu n’as pas été aligné. Tu dis que tu veux plus de clarté, mais tu laisses tes priorités floues.

Tu veux plus d’impact, mais tu ne t’entraînes pas à t’exprimer mieux. Tu veux être exigeant, mais tu évites les zones où tu sais que tu peux faire mieux.

Faire face à tout ça, sans se juger, demande une posture rare : lucidité + bienveillance. Et cette posture là, encore une fois, tu dois la pratiquer. Elle ne vient pas toute seule.

3. Tu veux aller vite, pas forcément voir clair

L’auto feedback demande un temps d’arrêt. Un recul. Un ralentissement. Mais souvent, on est trop dans l’action, trop dans le "faut avancer", pour prendre ce moment-là. Alors, tu fonces en espérant que ça s’améliore.

Mais sans regard honnête, il n’y a pas de trajectoire solide.

Recevoir du feedback, ou t’autoriser à le faire pour toi, c’est pas juste une question d’"écoute". C’est un vrai travail émotionnel, identitaire, comportemental. Et plus tu es ambitieux, plus c’est crucial.

Parce que sans feedback, tu répètes tes limites au lieu de les dépasser.

Mais bien utilisé, le feedback devient un levier de croissance exponentielle. Pas dans le faire plus. Dans le mieux se voir pour mieux faire.

Comment installer ton système de calibration avec le Protocole F.E.E.D.B.A.C.K

Attention, je ne parle pas de "chercher des conseils", ni de "faire plaisir aux autres". Je parle d’apprendre à entendre ce que tu ne voulais pas entendre, parce que c’est là que tu progresses.

Et je parle aussi d’apprendre à t’écouter, non pas avec complaisance, mais avec vérité.

Le feedback, quand tu l’acceptes avec maturité, ce n’est pas une critique. C’est une invitation à la prochaine version de toi.

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